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Une pensée pour la rentrée, quelle place pour Tamazight?

Une pensée pour la rentrée, quelle place pour Tamazight?

Par Salah Hadri


Le troisième millénaire a piqué sa pointe depuis belles lunettes et la grande majorité de nos établissements scolaires restent sans sanitaires, ni pour les enfants(garçons-filles) ni pour les adultes, sans chauffage, sans cours bétonnées ou enrobées, sans bibliothèque, sans salle polyvalente, sans gymnase, sans terrains et matériel de différentes disciplines sportives, sans préau, sans classe informatique, sans classe pour enfants sujets d'un handicap mental ou physique, classe dite de clis et de r.a.s.e.d, sans psychologue scolaire, sans médecin scolaire, les centres spécialisés, sans vrai partenariat avec les conseils communaux et municipaux sans oublier les associations des parents d'élèves qui doivent collaborer avec l'administration et le corps enseignant et pour le bon fonctionnement de l'école et pour les activités périscolaires et extrascolaires, chez les voisins européens, le conseil municipal/communal intervient massivement et en permanence pour toutes les réparations, tous les dysfonctionnement du bon déroulement de la scolarité des enfants et/ou les équipements de l’école, il met à la disposition de l’administration un arsenal de moyens de transport pour les sorties scolaires hebdomadaires durant toute l’année scolaire, il/le conseil municipal/communal fournit les livres et les cahiers ainsi que les fournitures scolaires à tous les élèves, ce ne sont pas des propos bidons mais plutôt drastique pour le projet l'école de ceux qui font de l'enseignement leur priorité, leur supériorité, leur fierté, et de leurs enfants leur souci majeur, un challenge et un défi relevé par l'état qui répartit les richesses du pays et investit l'argent des contribuables pour que tous les enfants puissent bénéficier d’un enseignement, riche, efficace, garant des égalités des chances entre les enfants de différents milieux socioculturels et socioéconomiques..


Je suis sidéré par les propos de monsieur Hassad, les propos de rigueur, de zéro tolérance, tout le monde est pour plus de rigueur, plus de contrôle, plus de présence effective des responsables, plus de dynamisme. .. y en a marre des ordonnances et des discours à tout va..

Monsieur Hassad doit savoir que l'enseignement est le plus beau mais le plus difficile du monde, un espace agréable mais épineux, d'ailleurs entre ses propos pour la rentrée et ses décisions y a un sacré problème, son ministère a recruté de futurs enseignants hommes et femmes suite à un concours mais, sans formation aucune, c'est un drame pédagogique, un crime moral et citoyen, chez les voisins les candidats son titulaire d'un Master II et d’un bacs +6, ils passent des épreuves écrites très laborieuses, un examen oral de haut niveau, une formation théorique et pratique et à savoir si le candidat a acquis les compétences nécessaires pour lui confier les enfants ou pas ..


Chez les voisins les parents d'élèves, la société civile ne vont jamais baisser les bras face à une telle décision anti pédagogique qui touchera aux acquis, à la souveraineté de l'école et mettra l’avenir des enfants en péril, suite à une décision les parents d’élèves vont remuer le ciel et la terre, descendre à la rue jusqu’à l’abrogation de la décision ministérielle. Soit un enseignant chevronné et un enseignement adéquat et approprié soit rien.

Avant de cibler les enseignants et leurs absence, il faut d'abord leur exprimer un minimum de reconnaissance, leur garantir un minimum de sécurité, leur assurer un minimum de confort et de bonnes conditions de travail, la formation continue, des conférences obligatoires sans oublier un bon salaire digne de leur rôle éducatif et socioculturel, de bons salaires comparés aux salaires des représentants du peuple dont la grande majorité ne remplissent pas les conditions de la députation, et qui sont une vraie charge financière partie en fumée, un vrai gâchis pour un bénéfice zéro. Les enseignants ont besoin de reconnaissance, de respect et non pas de langage policier.


D'autre part et avant il ne faut pas oublier les superviseurs dits inspecteurs qui passent un sacré temps à siroter leur nas nas sur les trottoirs des cafés, et en dehors des visites pédagogiques; ils doivent rejoindre quotidiennement leurs bureaux et participer massivement à la revue, au journal et aux conférences pédagogiques ...aussi les conseillers pédagogiques dits directeurs, à l'instar de leurs homologues/voisins, ils doivent combler le manque pour lutter contre les classes surpeuplées et c'est parmi les tâches de monsieur Hassad

Chez les voisins européens le directeur a le droit a une décharge de deux jours par semaine pour assurer les tâches administratives et fait la classe pendant deux jours et demi, pour plus de précision il n'a pas de statut , ils sont rares ceux qui ont le statut de directeur, ils doivent contribuer au travail du groupe pédagogique qui est bien soudé au service du bien être de l'enfant. Certes il y a des fainéants, des oisifs, des désœuvrés partout, des lâches qualifiés de traîtres sans conscience aucune qui ne sont pas digne de leur confier nos enfants, ils doivent être impérativement radiés et céder la place, qu'ils soient enseignants, directeurs ou inspecteurs, tous doivent être pleinement impliqués, motivés et investis avec une tolérance zéro.

Monsieur Hassad nous promet une rentrée inaccoutumée et rarissime, sans pouvoir étaler le moindre détail de son projet pédagogique pour l'école, à part le petit changement concernant l’apprentissage de langue française dès le CP( sentiment nostalgique exige), monsieur le ministre pouvait mettre en évidence les moyens et les objectifs de son projet pour notre école nationale, il est grand temps de changer les méthodes archaïsantes qui restreignent l’esprit d’analyse, de découverte, de création, de recherche..et d’autonomie chez l’enfant, l’enfant doit être un acteur impliqué et non pas un pot à remplir et à vider, finies les méthodes sclérosées, donner et restituer. L’état ne doit plus avoir peur de l’enseignement, qui est le vari, le meilleur investissement dont le bénéfice serait un bon citoyen, lauréat, visionnaire, conscient de ses droits et de ses devoirs.


j'espère que la langue Tamazight tiendra toute l'attention de monsieur Hassad à savoir sa généralisation, sa promotion, son perfectionnement avec plus de rigueur, de détermination et tolérance zéro. La question qui nous interpelle c’est quelle place pour Tamazight dans nos écoles ? Quel budget ? Quelle formation des enseignants et des inspecteurs ? Pourquoi Tamazight est considérée comme une perte de temps, une charge lourde, un moment de sieste, de bâillement ? Pourquoi l’état ne voudrait pas se réconcilier avec l’une des composantes principales de son identité ? Qui est contre la généralisation de Tamazight ?

Sur ce, j’aimerais dire aux enseignants femmes et hommes, honnêtes, consciencieux, responsables, courageux, nobles, respectueux qui s’investissent pleinement pour le bien être des enfants malgré les contraintes, la frustration, l’insécurité, plus de courage, plus de persévérance, d’assiduité, de conscience, de sacrifice pour l’amour du pays, de l’enfant et du métier, pour votre bonheur, vous êtes des anges entre les anges, un enseignant c’est toute une société en un.

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