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Le système LMD en formation infirmière

Le système LMD en formation infirmière

Le système LMD en formation infirmière

qu’en est-il de l’enterrement de l’unique noyau des lauréats (es) de la formation à la maitrise en sciences infirmières premier exploit en formation infirmière au Maroc


Suite aux différentes revendications des infirmiers/ reconnaissance et valorisation de leur identité, l’implantation du système LMD est devenu un choix obligé. Il répond à un contexte tant universel que local imposé. En effet, les soins infirmiers sont reconnus comme des soins émanant d’une discipline à part entière empruntant d’autres disciplines bien sûr. Sa particularité réside dans sa structure épistémologique composée réciproquement par les sciences infirmières et la profession infirmière (Provencher & Fawcett, 2002).

Selon ces auteurs, l’ensemble des connaissances propres à la discipline infirmière se répartissent en cinq composantes (le métaparadigme, les paradigmes, les modèles conceptuels, les théories et les indicateurs empiriques). Cette structure représente un continuum (ordre hiérarchique) quant au niveau d’abstraction de chacune de ces composantes. Le métaparadigme est la composante la plus abstraite et les indicateurs empiriques forment à l’opposé la composante la plus concrète. La profession infirmière concerne les activités de l’infirmière au niveau de la clinique (pratique), la gestion, la formation, la recherche et la politique. En s’appuyant sur des connaissances propres à la discipline infirmière ou sur la science infirmière, la profession infirmière exerce son autonomie dans tous ces secteurs d’activités.
Le lien réciproque entre les deux composantes souligne les échanges réciproques entre la science infirmière et la profession infirmière. D’un côté, les connaissances en science infirmière permettent d’orienter les activités professionnelles de l’infirmière et, de l’autre côté, l’exercice des activités professionnelles, permet de vérifier la crédibilité des connaissances. L’appréhension de la globalité et de la complexité des situations de soins, nécessite un besoin de tout un ensemble de savoirs tels que : Empirique (savoir issu de la recherche infirmière et d’autres disciplines telles que la médecine, la psychologie, la sociologie, l’anthropologie, etc.), esthétique, personnel, éthique et sociopolitique. Malgré tous ces savoirs, plusieurs phénomènes liés à la maladie et à la santé, qui sont observés par les infirmières dans leur pratique quotidienne, demeurent inexpliqués. D’où la pertinence et la nécessité des efforts investis par des infirmières théoriciennes afin d’élaborer un savoir « propre » dont la pratique en soins infirmiers a grand besoin.
Dans ce contexte, la vision du système LMD doit impérativement s’inscrire dans cette perspective contemporaine qui rejet le modèle biomédical critiqué par plusieurs auteurs / reconnaissance, démographie et identité infirmière. Toutefois, Les décideurs ont tendance à recruter des enseignants ayant des doctorats nationaux et/ou reconnus dans plusieurs spécialités objet de quelques modules de formation et dont la première spécialité requise est « sciences infirmières ».

Dans la perspective des sciences infirmières, seuls un noyau de six lauréats (es) de maîtrise en sciences infirmières opèrent dans le système actuellement (cinq au niveau des IFCS et une chef de division des soins infirmiers). Toutefois, seuls trois lauréates ont obtenu une reconnaissance nationale au grade de master spécialisé en formation en soins infirmiers vu qu’elles détiennent un baccalauréat. Les trois autres n’ont pas eu cette reconnaissance même si l’unique noyau national des neuf lauréats (es) ont suivi la même, formation sur la base des mêmes critères validant les acquis et les expériences et assurent les mêmes activités de formation dans des modules spécifiques à la discipline infirmière au deuxième cycle des études paramédicales depuis 2005) (pensée infirmière, diversité culturelle, enseignement à la clientèle, éthique et responsabilités professionnelles, recherche en sciences infirmières, biostatistique appliquée à la recherche infirmière, gestion des services et des environnements de soins, théories, méthodes et stratégies d’enseignement-d ’apprentissage et d’évaluation en sciences infirmières). Seul, ce noyau détient les compétences contemporaines pour animer ces modules et ceux connexes aux sciences infirmières. Personnellement, je détiens le diplôme d’Etat option infirmier en 1976 suite à un niveau scolaire de la sixième année secondaire (ancienne appellation), le diplôme d’infirmier spécialiste en 1995et un diplôme universitaire en santé publique option santé et développement de la faculté de médecine de l’université Poincaré Nancy-France. Voici l’historique enterré de la formation du noyau dont le besoin est exigé mais que les décideurs continuent à ignorer. Appel à réflexion sur les résultats de la continuité des mesures de développement et de valorisation des ressources humaines dans la réalité des vides juridiques.

Le 12 Février 2007 était une journée inédite pour neuf lauréats (sept de sexe féminin et deux de sexe masculins) de la Maîtrise en sciences infirmières de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal Canada. La cérémonie s’est déroulée à Rabat à la Direction de la Population en présence de représentants du Ministère de la santé Maroc au nom du secrétaire général, du représentant de l’OMS au Maroc, du directeur de l’unité de santé internationale, de la doyenne de la Faculté des sciences infirmières et d’autres personnalités (voir photo annexe 1). L’absence de Mme la ministre a été fortement remarquée.

Pour la première fois, la collation des grades des lauréats (es) (distribution des diplômes) est célébrée à la canadienne (tenue, protocole) en compagnie de la doyenne, de la directrice canadienne du projet et d’une enseignante ayant participé à la formation des lauréats (es) et retenue comme experte dans la révision du programme de formation au deuxième cycle des études paramédicales. Le diplôme sujet de l’exploit s’inscrit dans le cadre d’un projet de longue haleine (430G : Renforcement de compétences infirmières au Maroc) dont les intrants, le processus et les extrants répondent à des besoins contextuels aussi bien nationaux qu’internationaux.

Le diplôme portant le sceau de l’Université de Montréal, délivré aux lauréats (es) est le résultat d’une formation internationale de la Faculté d’origine et répondant aux mêmes critères des lauréats (es) canadiens. En effet, la formation à la Maîtrise est l’un des quatre extrants prévus par le projet1. Elle constitue le volet deux du programme du projet de coopération entre le Ministère de la santé etl’Association Marocaine des Soins Infirmiers et Techniques Sanitaires (Maroc), de l’Université de Montréal (Faculté des sciences infirmières) et l’Unité de Santé Internationale (Canada), l’Organisation Mondiale de la Santé, l’Association avec les Universités et Collèges du Canada (AUCC) et l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI).

Le projet a débuté en Mars 2002 pour une période allant jusqu’à Mars 2009. Il a été instauré dans un contexte marqué par des besoins et des exigences accrus en matière : de formation du personnel infirmier en tant que pilier du système de santé (réouverture de la formation des cadres de santé au deuxième cycle des études paramédicalesdes Instituts de Formation aux Carrières de Santé par décret n°2-93-602 du 29/10/1993), de l’application dela vision politique nationale du développement des ressources humaines etde l’accompagnement dans la réussite de l’implantation de la nouvelle politique sanitaire nationale et des objectifs des projets en cours.

Dans cette optique, 15 lauréats (es) ont été sélectionnés pour suivre la formation à la maîtrise canadienne en sciences infirmières sur la base de critères combinant la réalité de formation nationale et canadienne. Pour les critères nationaux, les candidats étaient des titulaires du diplôme d’adjoint de santé diplômé d’Etat spécialiste assorti du diplôme d’adjoint de santé diplômé d’Etat, option infirmier et ayant une expérience d’au moins 10 ans dans le domaine pédagogique (enseignement/ apprentissage des soins infirmiers et soins obstétricaux, planification et gestion des activités pédagogiques…) et/ou de gestion des services de soins ou de pratique de soins dans les milieux hospitalier ou ambulatoire. De plus, la sélection a fait l’objet d’une approbation par une commission scientifique et pédagogique de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal (étude de dossiers d’un grand nombre répondants(es) et entretien avec la directrice canadienne du projet) (circulaire ministérielleN° 288/ DRH/21 du 07 Mars 2003).

Pour les critères canadiens, l’inscription à la Maîtrise canadienne, les 15 candidats (es) sélectionnés(es) n’a eu lieu qu’après le succès dans le cadre d’une année propédeutique en présentiel à Rabat à 10 modules enseignés par un corps professoral canadien désigné par la Faculté qui a délivré le diplôme. Cette année de mise à niveau répond aux conditions d’accès à la formation à la maîtrise en sciences infirmières de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal et offrent aux lauréats marocains, l’équivalence d’un baccalauréat en sciences infirmières (correspondant à une licence marocaine). En effet, l’accès à la maîtrise au Canada est tributaire : de la titularisation d’un baccalauréat en sciences infirmières ou équivalent ; de la possession d’une connaissance suffisante de la langue française et une capacité de lire l’anglais ; de l’obtention du diplôme de premier cycle avec une moyenne de 3.0 ou une mention équivalente ( à moins que l’expérience professionnelle acquise ou le dossier du candidat ne montre des aptitudes particulières à poursuivre des études supérieures en sciences infirmières/validation des acquis et reconnaissance de l’expérience) et la réussite avec la note d’au moins B, les cours d’introduction à la recherche II en sciences infirmières et des modules biostatistique et épidémiologie enseignés au cours de l’année propédeutique (Université de Montréal, Faculté des sciences infirmières : Programme de Maîtrise M.Sc en sciences infirmières). Dans l’application de ces critères, seuls 14 des 15 candidats (es) ont été inscrits à la Maîtrise.

A la lumière de la circulaire d’appel à candidature et des exigences canadiennes, les critères de sélection étaient plus exigeants que ceux stipulés par l’article 19 du décret n° 2-93-752 du 27 Ramadan 1414 donnant accès à l’Institut National d’Administration Sanitaire. D’ailleurs, les lauréats avaient la possibilité de concourir à l’INAS.
En tant que lauréate de ce groupe, j’attire l’attention des lecteurs / lectrices et responsables sur l’intérêt de la reconnaissance du dit diplôme dont les acquis œuvrent dans la vision actuelle tant nationale qu’internationale de la formation en sciences infirmières.

Mme Fatima ALFAMI
Lauréate de la maîtrise en sciences infirmières
Enseignante au deuxième cycle des études paramédicales Marrakech
(modules : éthique et responsabilités professionnelles, biostatistique appliquée à la recherche en sciences infirmières, gestion et docimologie)



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achraf 16/08/2013 09:54:03
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